Cet album, qui est à lire avec des élèves de début de cycle 3, raconte comment Adèle, qui n’a pas accepté que son papa puisse se moquer d’elle, va finir par donner réalité à un gâteau imaginaire : le zlougi.
L’album se prête à un repérage des personnages du récit ; chacun d’entre eux contribue inconsciemment à l’élaboration progressive de la recette du zlougi. Le papa d’Adèle invente le nom du gâteau ; Adèle l’imagine d’abord fait « de miel et de dattes ». puis, elle explique à la boulangère que « c’est une pâtisserie turque, avec du miel. Et des dattes. Et des amandes. » La boulangère transforme le zlougi en « gâteau turc avec du miel, des dattes, des amandes et de la crème. ». Le boulanger, qui va s’informer auprès du pâtissier turc, y rajoute « du caramel », le pâtissier turc complète la recette avec « du sésame », le cuisinier turc met « de la vanille », le patriarche « un peu de cannelle », puis « de la menthe »… Enfin, Adèle cuisine le tout en rajoutant « un peu de farine ».
Bien entendu, il est souhaitable de mettre cet album en réseau
avec d’autres albums dont la progression narrative fonctionne par accumulation
comme Le gros navet d’A. TolstoÏ et N. Sharkey (Père Castor
Flammarion) ou Le petit cochon têtu de J.-L. Le Craver et M. Bourre
(Didier Jeunesse). Par des activités de production d’écrit,
les élèves pourront se rendre compte qu’il est possible
d’allonger la recette en faisant intervenir de nouveaux personnages,
mais… (et cette découverte implique une lecture fine de l’album)
il deviendra alors nécessaire de rajouter des jours, car du lundi au
dimanche, chaque personnage intervient sur un jour donné
Les pistes pédagogiques de Catherine Jordi
sur :
Ce petit album est utilisable de la PS à la GS en fonction des priorités d’utilisation qui seront choisies par l’enseignant.
En PS, en raison de la relative simplicité de son texte, il peut être utilisé pour travailler la compréhension d’un album et sa mémorisation.
Il se compose, en effet, de douze séquences textuelles, à la présentation régulière (texte sur la page de gauche et illustration sur la droite) ; l’illustration fonctionne en explication du texte et le récit progresse selon le schéma le plus classique (état initial / péripéties / résolution / état final). Les séquences 1 et 2 font le portrait de Mheue, les séquences 3 et 4 présentent l’obstacle à vaincre pour parvenir à la réalisation de ses désirs, Les séquences 5 à 8 rendent compte des diverses péripéties, les séquences 9 et 10 vont permettre à Mheue de dépasser sa peur et les séquences 11 et 12 viennent conclure le récit sur l’état final et la résolution du problème de Mheue.
La régularité de la présentation, du rapport texte / image et de l’architecture du récit se prêtent à un travail de lecture par l’enseignant et de tentatives de reformulation par les élèves avec intégration progressive des unités d’information au fil de la progression narrative. Il faudra toutefois se méfier de l’apparente simplicité du texte ; pour comprendre cette histoire, les élèves devront pratiquer de nombreuses inférences lexicales. En effet, « nuageux », « terrorise », « le plus haut perché », « le manche à balai » sont autant de termes probablement inconnus de certains élèves, mais néanmoins compréhensibles ici par retraitement du contexte. La compréhension même du titre nécessite une inférence textuelle qui n’est pas simple, « peur du bleu » signifiant que Mheue a « peur du vide ».
Enfin, si la désignation du personnage principal par son nom ou un pronom personnel en position de sujet en facilite l’identification par les élèves, la présence de dialogue, donc le passage à la première personne peut en dérouter certains et nécessitera sans doute une intervention de l’adulte.
Dans le domaine du code, le texte avec ses assonances se prête bien au repérage et à la localisation de quelques phonèmes.
En MS et en GS, cet album se prêtera bien à une activité de questionnement du texte par les élèves.
L’alternance du récit avec les prises de parole de Mheue permet un travail sur la ponctuation de texte ; il convient ici de repérer les guillemets, les changements de personne, voire de temps. Il est conjointement envisageable de faire dire le texte aux élèves, les uns jouant Mheue, les autres tenant le rôle du récitant.
Enfin, tout comme Hypo peur de l’eau, le texte de cet
album se présente sous forme de petites étiquettes, induisant
un travail de segmentation des phrases en mots, avec découpage des
mots et remise en ordre pour reconstituer la phrase de référence.
Les pistes d’utilisation de cet album sont assez similaires à celles de Mheue peur du . Il conviendra de mettre ces livres en réseau entre eux et avec les nombreux autres titres consacrés dans l’édition pour enfants à la peur et à l’art et à la manière de la surmonter (Sans aucune prétention à l’exhaustivité citons : Petit Ours Brun a peur du noir, C. Lebrun, D. Bour (Bayard poche, Pomme d’Api,), Les géants de Catou, V. Gregory, V. Miller (Kaléidoscope), J’ai peur de tout, S. Forte, C. Meries (La vie, pépins compris, Michel Lafon Jeunesse), Justin n’a peur de rien, M. Frronty, F. Boisnard (Milan), Il y a un alligator sous mon lit, M. Mayer (Gallimard Jeunesse, Folio Benjamin), Il y a un cauchemar dans mon placard, M. Mayer (Gallimard Jeunesse, Folio Benjamin.)
L’intérêt de la mise en rapport des deux ouvrages de Philippe Jalbert sera ici de repérer les ressemblances formelles (répartition texte / image, organisation de la page imprimée, progression narrative) et le traitement spécifique de la peur qui y est fait. Ces albums donnant la représentation iconographique du visage apeuré de Mheue ou d’Hypo, des jeux de mime peuvent être engagés avec les élèves (mimer la peur, mais également les autres émotions fondamentales : la joie, la colère, la tristesse, etc.)
En PS, Hypo peur de l’eau se prête à un travail de reconnaissance à l’oral des phonèmes « o » et « e ». Bien entendu, la chanson de « l’hippo, l’hippopo, l’hippopotame… » viendra conclure ce travail.
En MS et GS, le texte d’Hyppo, plus accessible que celui de Mheue peut, après sélection de quelques phrases clés (ex. Hyppo rêve de devenir matelot, Hyppo a peur de l’eau, Hyppo se jette à l’eau, Hyppo a mis son maillot, etc.), faire l’objet de tentatives de décodage avec les élèves, suivies de la mémorisation de quelques mots.
Enfin, la progression narrative de ces albums peut être perçue par mise en réseau avec des ouvrages fonctionnant différemment, par exemple des récits à structures textuelles répétitives comme Une énorme faim de loup, M. Ravella, P. Vernet (Les Éditions du Ricochet).
La lecture de ces petits albums pourra se conclure par la
lecture de quelques livres initiatiques mettant en scène le désir
des enfants de conquérir leur indépendance tels que La magie
de Pipo, E. Stoll Walsh (L’école des loisirs) ou Laurent tout
seul, A. Vaugelade (L’école des loisirs).
Cet album, tout comme d’ailleurs Grattaloup, Mheue peur du bleu et Hyppo peur de l’eau, est écrit et illustré par le même auteur illustrateur. L’illustration fonctionne ici comme une paraphrase du texte, ce qui facilite la prévision du contenu du texte à partir de l’observation des images.
La régularité de la présentation du texte (à gauche) et de l’illustration (à droite) ne devrait pas désorienter les plus jeunes auquel cet album paraît plus spécifiquement s’adresser.
En PS et en MS, la première utilisation du livre paraît être la lecture interrompue. Après la lecture par l’enseignant de deux ou trois séquences textuelles, les élèves doivent pouvoir imaginer la suite du livre à partir de l’observation des illustrations. La rupture de l’unité narrative qui intervient à la séquence 7 devrait aiguiser l’intérêt des élèves pour la suite du texte. Au demeurant, la séquence 9 (« Les papas les papouillent ») est prévisible, dès lors que l’enseignant aura lu la séquence 8 (« Les mamans les bisouillent ») et que l’observation de l’illustration, voire une analyse partielle des mots : « bisouillent » et « papouillent » auront été conduites collectivement.
La résolution finale de la devinette sera, bien entendu,
recherchée en commun avant de passer à la lecture de la dernière
page. Le prolongement possible de la lecture de cet album est, entre autres,
l’écriture de nouvelles devinettes sur le même modèle
avec les élèves . Cette activité facilitera le repérage
de la progression textuelle très particulière de cet album.
Ce repérage pourra être complété par des activités
de remise en ordre des illustrations. L’ordre des séquences 1
à 7 est-il fonctionnel ? En va t’il de même pour des livres
comme Mheue peur du bleu, Hyppo peur de l’eau ou Grattaloup ? Pourquoi
? Répondre à cette question revient à comprendre (et
non à expliquer) que l’ordre est fonctionnel dans un récit
et qu’il ne l’est pas dans une progression narrative par accumulation
Cet album au texte relativement long et complexe peut convenir pour des élèves de fin de CE2 ou de CM1.
Son graphisme, très particulier, peut être l’occasion d’un débat avec les élèves : aiment-ils ce type d’illustrations ? Connaissent-ils (ou peuvent-ils trouver dans leur B.C.D.) d’autres livres ou des œuvres qui rappellent ce type d’illustrations ? Reconnaissent-ils une technique de mise en couleurs ? ont-ils envie, en arts plastiques, d’illustrer un texte « à la manière de… » ?
Charlotte qui « habite au pays des poissons, des crabes, des coquillages, des étoiles de mer » a perdu ses lunettes rouges dans la mer. Un crabe chinois les ramasse et… C’est le début d’une amitié entre le crustacé et la petite fille. Le crabe lit, dans les lunettes de Charlotte, les merveilleuses histoires qui s’y sont inscrites ; Charlotte va recharger ses nouvelles lunettes en travaillant bien tout un hiver à l’école pour offrir de nouvelles histoires à son ami. « Et voilà pourquoi, au pays des crabes, des coquillages, des étoiles de mer, une petite fille avec des lunettes rouges, est toujours la première en classe. Et voilà pourquoi, au fond de la mer, un crabe chinois très savant court avec des lunettes rouges sur le nez. »
Bien entendu, ce texte à la fois drôle et poétique, n’est pas à expliquer ; la simple reformulation des différentes séquences textuelles suffira à s’assurer d’une bonne compréhension par les élèves. Par contre, jouer les parties dialoguées permettra un travail sur la psychologie des personnages.
Le livre sera également à mettre en réseau
avec des livres parlant de l’amitié d’un enfant et d’un
animal ou mettant en scène des objets magiques. C’est en comparant
ces différents ouvrages que la spécificité du traitement
de ces deux motifs sera rendu évidente.
Ce petit récit est exploitable avec des élèves de cycle 2 ; de la GS au CE1, l’album offre de multiples possibilités à moduler en fonction des capacités en lecture des enfants.
GS : Le livre peut être lu par l’enseignant, puis raconté par les élèves par séquences textuelles. Pour chaque illustration, un court texte peut être proposé par les enfants et réécrit par l’enseignant. Texte et illustrations peuvent alors être présentés en désordre et réordonnés par les élèves qui éprouveront ainsi les contraintes liées à la progression narrative.
Il est également possible de rechercher en B.C.D. des documentaires sur les loups ; comment reconnaît-on un documentaire ? Grattaloup est-il un documentaire ? Pourquoi n’en est-il pas un ?
Enfin, il est souhaitable de mettre ce livre en réseau avec d’autres histoires de loups de Jean Loup d’A. Krings (« École des loisirs) à Loulou de G. Solotareff (« École des loisirs) et du Loup est revenu au Loup sentimental de G. de Pennart (« École des loisirs) et d’engager un débat sur ces loups de papier. Comment sont-ils représentés ? Quels sont leurs caractères respectifs ? Font-ils peur ? Ressemblent-ils à de vrais loups ?
CP : En ne retenant pour chaque séquence textuelle que l’essentiel du texte, par exemple pour la première et la deuxième séquence : « Grattaloup gentil loup dort d’un très profond sommeil de loup. Mais voilà que Gratttaloup ouvre un œil» et en s’appuyant conjointement sur l’observation des illustrations, il est possible de lire cet album avec des lecteurs débutants qui aura ainsi le plaisir de lire seuls et de comprendre un « vrai » livre.
CE1 : Cet album pris dans sa totalité
est un bon support de lecture pour un début de CE1. Des jeux verbaux
peuvent également être proposés à partir du repérage
des effets d’assonance présents dans le corps de l’ouvrage
: « Un petit matin de printemps léger, doux et tout, Grattaloup
gentil loup dort d’un très profond sommeil de loup : Rrrrron
pschûuut, Rrrrron pschouuut, Rrrrron pschiiiit, Bouh ! ».
À partir de ces observations, la dimension comique et humoristique
de l’album pourra être perçue (d’abord dans le texte,
mais également dans l’illustration). Une recherche d’ouvrages
jugés amusants par les élèves pourra être conduite
en B.C.D. et donnera lieu à un débat : pourquoi ces livres sont-ils
drôles ?
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Raoul collectionne les zéros ; Raoul est « un virtuose du zéro ». Ce petit garçon, qui rêve en classe, désespère M. Craiquicri, son instituteur et M. Tabosse, son père qui vend des parapluies dans un pays où il ne pleut pas. À force de rêver, Raoul trouvera dans ses rêves l’inspiration et Patapouf, la baleine, qui l’aidera à devenir un bon élève. Les rêves de Raoul, inondés de zéros et de gouttelettes d’eau feront l’envie de toute la classe et…M. Tabosse abandonnera « le commerce des parapluies pour celui des parasols ».
Cet album s’adresse aux mauvais élèves qui ne sont pas en classe… parce qu’ils sont ailleurs… Il peut plaire à de petits lecteurs de CE2 ou de CM1 à condition de le lire à plusieurs, en petit groupe, en laissant chacun donner son interprétation de ce texte à la fois très inférentiel et très elliptique.
À propos, qui saurait « répondre au problème
de calcul posé par l’instituteur : « Sachant qu’il
faut huit baleines pour faire un bon parapluie et une seule pour faire la
pluie, combien faudrait-il de gouttes d’eau pure pour faire déborder
l’océan ? ».
Les mots sont des monstres étranges que Ninon ne sait pas écrire. Elle est donc régulièrement la victime de « l’impitoyable sorcière du zéro rouge qui rôde dans las marges, prête à s’abattre sur la moindre dictée. ». Condamnée à chercher des mots dans le dictionnaire, « un petit sac de mots (…) pour faire une phrase », Ninon y rencontre Ab Absurdo « Mot premier du dictionnaire » qui sera son guide dans l’enfer du dictionnaire pour l’aider à rassembler quelques mots très étranges pour phrases plus étranges encore, mais non dépourvues de sens.
Cet album paraît écrit pour toutes les victimes de l’orthographe… qui sont légion au cycle 3. Outre une activité de repérage des mots-monstres dans les illustrations et de réalisation de sa propre galerie de monstres (à chacun son enfer… Et autant en rire !), cet album invite à la production écrite de phrases apparemment absurdes… Et qui ne le sont pas.
Une mise en réseau passionnante est ici envisageable
avec le texte d’Éric Orsenna, La grammaire est une chanson douce.
Et si la littérature qui change mots et fonctions en personnages drôles
ou attachants réconciliait les mauvais élèves avec l’orthographe,
le vocabulaire et la grammaire ?
Il est également possible de jouer – travailler avec Le Faunographe
de J. Secondino (Éditions du Ricochet) et de s’amuser à
produire de nouveaux mots…et de nouveaux animaux fabuleux !
La grand-mère de Robert perd un peu la boule, mais c’est une « grand-mère haute en couleurs »…
Cet album humoristique, d’une compréhension assez aisée, peut servir de support de lecture pour des élèves de CE1. Son texte se prête bien, en effet, à une oralisation et permet de découvrir et mémoriser quelques expressions courantes que les élèves ne comprennent pas nécessairement.
L’illustration, partiellement élaborée à partir de collages, peut être observée et donner matière à des réinvestissements en arts plastiques : recherche d’œuvres faites de collages, réalisations de collages pour illustrer un petit texte produit par les élèves.
Cet album gagne conjointement à être mis en
réseau avec tous ceux qui parlent des grands-mères (souvent,
d’ailleurs sur un mode plaisant, voire loufoque). Citons Adorable Grand-mère
de K. MacDonald Denton (Pastel, L’école des loisirs) et Calamity
Mamie, A. Alméras de J.-L. Besson (Première lune, Nathan). Un
débat sur la question devrait enchanter les élèves….
Qui est Graine de Lilas que Roméo attend de l’aurore au crépuscule pour écrire avec elle « de longues lettres à tous les enfants de la planète. » ? Chaque année, Graine de Lilas s’envole vers d’autres pays et revient au printemps ; Roméo l’attend sur son balcon sans rien faire… Un printemps, Graine de Lilas ne reviendra pas. Roméo attendra encore et encore jusqu’à ce que… tombe du ciel une pluie de « fleurs et de lettres venues de tous les pays ».
Cet album, qui s’adresse à des élèves de CE2 ou de CM1, invite au rêve et aux interprétations multiples. Il peut être lu par l’enseignant et faire l’objet d’un débat : les élèves l’ont-ils aimé ? Pourquoi ? Leur fait-il penser à d’autres livres qu’ils ont lus ? Lesquels ?
On ne sait ni où ni quand se passe cette histoire ; que ressentent
les élèves en observant les illustrations ? Pourquoi les vêtements
de Roméo sont-ils couleur du temps ?
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« Nananère, la célèbre sorcière qui faisait tout à l’envers » change de look et va faire un tour en ville, mais hamburgers, rollers et scooter ne seront pas ses meilleurs amis…
Cet album, qui peut servir de support de lecture orale à
des élèves de CE1 leur permettra de découvrir
quelques mots ou expressions inconnus (« domicile », « rapiécés
», « éculées », « blazer, « les
quatre fers en l’air », « éberluées »,
« envoûtés », « en goguette »)
.
Il permet également de travailler l’opposition récit /
discours avec l’insertion dans le texte des prises de parole de Nananère.
Le repérage des interjections, rimes et assonance permettra également
un travail sur la rytmique d’un texte.
Enfin, cet album ouvre la voie vers toutes les histoires
de sorcières de Camomille à Pélagie en passant par les
3 sorcières que les élèves ont sans doute rencontrées
au cours de leur passage à la maternelle, mais qu’ils vont pouvoir,
à présent, revisiter seuls et en toute autonomie. Un débat
est, bien entendu, à ouvrir pour savoir, dans ce sabbat, quelle sorcière
plaît-elle le plus aux élèves et pour quelles raisons.